Les bottines lacées de Giambattista Valli

Vus sur le podium du défilé Haute Couture N°5 de Giambattista Valli, ces souliers gansés de velours noir ultra sexy dévoilent subtilement la peau dans des effets de laçages et de découpes.

A l’honneur d’un ouvrage paru en septembre aux éditions Rizzoli qui retrace le cœur de son processus créatif, Giambattista Valli ne cesse d’étonner et d’exercer son influence sur la création contemporaine. Après avoir fait ses classes chez Fendi et Emmanuel Ungaro, le créateur italien lance en 2004 sa propre maison de prêt-à-porter à l’univers léger et gracieux, et en 2011 une ligne couture qui obtient dans la foulée l’appellation haute couture officielle par la Commission de Classement Couture Création. En piste de son dernier défilé Haute Couture N°5 : des robes aériennes brodées de fleurs en cascade rappelant les dessins délicats de la porcelaine de Meissen, célèbre manufacture germanique et inspiration première du défilé. Dès les premiers passages, de mini-robes voluptueuses à la sensualité suggérée dévoilent des jambes longuissimes délicatement perchées sur des escarpins noirs, autre révélation du show. Des chaussures gansées de velours aussi noir que de l’encre de chine dont les laçages ultra sexy laissent apercevoir la peau nue, pour un effet sensuel de caché-révélé.

Escarpins en velours noir, Giambattista Valli, 980 euros.

Par Eugénie Trochu